IFAT - Institut Français de l'Analyse Transactionnelle

Sommaire du n° 151

Raconte-moi ton groupe

Archives 2014
N° 145 - Avoir une pensée à soi
N° 146 - Laisser une trace de son passage
N° 147 - Cadre, contrat, croissance
N° 148 - La théorie vit : Vive la théorie
N° 149 - Les risques nécessaires
N° 150 - Pensée : sources et ressources

Editorial

par France Brécard pp.1-3

Le thérapeute, l'animateur de groupe peut être comparé à un jardinier qui compose un beau jardin. Il sélectionne des graines, choisit des plantes, trace des allées et des recoins et attend que ça pousse. Certains font des jardins à la française, avec des allées bien tirées, d'autres préfèrent le jardin à l'anglaise où tout semble pousser sans projet préalable. Mais quel que soit le jardinier, quelle que soit la façon dont il conçoit son groupe, il ne peut tout maîtriser et empêcher que quelques cactus, quelques orties viennent mettre parfois la pagaille dans son projet bien ordonné.


« Ma pratique de la thérapie de groupe »

par Isabelle Crespelle pp.4-18

Si vous avez envie de savoir ce qui se passe dans un groupe de thérapie, Isabelle Crespelle vous invite généreusement à venir observer son groupe. Dans cet article, elle nous raconte ses différentes expériences de thérapie de groupe, elle nous montre comment elle travaille aujourd'hui, elle nous fait part de ses doutes et de ses questionnements. Pour tous ceux qui travaillent déjà comme thérapeutes de groupe, c'est une formidable occasion de confronter leur expérience à celle d'Isabelle. Pour ceux qui veulent se lancer, c'est un très bel enseignement.


« Le processus relationnel de groupe : avancées pour un modèle de psychothérapie de groupe en analyse transactionnelle »

par Richard Erskine pp.19-42

Cet article présente quelques principes de la psychothérapie relationnelle de groupe. Son développement a été influencé par plusieurs modèles, dont la thérapie par le groupe, la thérapie par l'interprétation, la thérapie en groupe ou encore la thérapie de groupe. On décrira la dialectique entre l'approche par le feedback et l'approche centrée sur la personne en thérapie de groupe, puis on proposera l'intégration de ces modèles. La psychothérapie relationnelle de groupe insiste sur le pouvoir de guérison des relations entre membres du groupe, sur l'importance du questionnement phénoménologique, de l'harmonisation affective, de la validation, du respect, de l'identification et des besoins relationnels de chacun. Entre autres choses, l'animateur doit stimuler un dialogue de plein contact et sensibiliser aux besoins humains ainsi qu'aux relations saines.


« Le processus relationnel de groupe : discussion du modèle de Richard Erskine pour la psychothérapie de groupe à partir des théories d'Éric Berne sur le traitement de groupe »

par William F. Cornell pp.43-55

L'auteur s'inspire du modèle d'Éric Berne pour le processus de groupe et les interventions thérapeutiques dans une discussion de l'article d'Erskine « Le processus relationnel de groupe : avancées pour un modèle de psychothérapie de groupe en analyse transactionnelle ». Il souligne l'importance thérapeutique de l'interprétation et se penche sur les limites de l'empathie et du questionnement phénoménologique dans le processus de groupe.


« Construction de la résilience : le rôle des limites fermes et le tiers dans la thérapie relationnelle de groupe »

par Helena Hargaden pp.56-65

En discutant l'article d'Erskine (2015) « Processus relationnel de groupe : avancées pour un modèle de psychothérapie de groupe en analyse transactionnelle », l'auteur reconsidère la signification d'aspects centraux au travail de groupe identifiés par Erskine : la sécurité, l'empathie et l'harmonisation. Elle établit une distinction entre l'empathie et l'harmonisation avant de débattre du besoin clinique de créer un espace psychologique pour les mises en acte dans le groupe. Elle avance que le type de culture développée dans un groupe subit l'influence de la conscience qu'a le thérapeute de ses propres traumatismes, ainsi que celle de sa résilience psychologique et de la manière dont la théorie a été intégrée à la pratique. On considérera la théorie du tiers comme une alternative pour la cocréation d'attitudes respectueuses dans le groupe.


Le point sur « La déconfusion de l'enfant »

par Brigitte Evrard pp.66-69

La « déconfusion de l'Enfant », vaste sujet qui interpelle bon nombre d'étudiants... et de plus chevronnés aussi... qui sur ce sujet, sont plutôt dans la confusion !!! L'auteure profite de cette rubrique pour en faire un bref tour d'horizon, sans prétendre bien sûr le faire de manière exhaustive.


« Salomon Nasielski ou l'art de la vie et le choix de la pensée »

par Jean-Pierre Quazza pp.70-72

Salomon Nasielski quitte le Comité de Rédaction des Actualités en Analyse Transactionnelle auquel il participait depuis sa création, en 19801. L'auteur retrace l'importance de sa participation à la vie de la revue.


Rencontre avec Salomon Nasielski

par François Vergonjeanne pp.73-85

Une interview qui permet de savourer toute la richesse du personnage, sa longue expérience, son humanité, sa profonde connaissance de la psychologie en général et de l'analyse transactionnelle en particulier. Sans oublier son humour et son originalité.



Forum

« Allo Maman bobo!! L'angoisse de l'animateur de groupe au moment du démarrage !! »

par France Brécard pp.86-88

L'auteur interpelle les thérapeutes de groupe. Ils ont beau faire les braves, il leur arrive aussi d'avoir peur. C'est parfois difficile de se montrer grand quand on se sent petit. Un appel à Forum qui a suscité toutes les réponses figurant ci-dessous.



Réponses au Forum

« Le démarrage du groupe : l'histoire d'une rencontre »

par Geneviève Beauvineau pp.88-89

Ce n'est pas facile de se retrouver devant un groupe… que ce soit un groupe d'adultes, d'adolescents ou de tout-petits. Nos peurs d'animateurs peuvent s'ancrer dans des expériences sociales difficiles.


« Développer une approche paradoxale de la peur »

par Bernard Gentelet pp.90-91

J'anime quatre groupes de thérapie au sein de mon cabinet privé, et, chaque fois que j'ai créé un nouveau groupe, j'ai ressenti la peur de ne pas être assez bon qui me tenaillait le ventre.


« Le caractère irremplaçable de la supervision »

par Anne-Marie Guicquero pp.91-92

En lisant ton texte le texte de l'appel, l'auteure se dit qu'elle n'avait jamais été angoissée au moment de démarrer un groupe, que ce soit un groupe continu ou un marathon de thérapie ponctuel. Je pensais à mon métier de thérapeute… et puis m'est revenu, brutalement, le souvenir d'un stage…


« Relativiser la peur de la petite fille »

par Hulwenn Lucas pp.92-93

Formatrice pour adultes, moi ? Carrément ! C'est ainsi qu'a débuté pour moi l'animation de groupes en entreprise. À 28 ans, mon envie était si forte que je n'avais même pas imaginé avoir, un jour, le « trouillomètre » à zéro...


« Comment le sentiment de compétence peut être masqué par des souvenirs émotionnels douloureux »

par Valérie Perret pp.94-95

Le texte de l'appel rappelle à l'auteure un événement important de ma pratique de Conseil en groupe qui s'est passé six ans après l'ouverture de mon premier groupe.


« On a eu de la chance, on était un bon groupe… ou  le travail de l'animateur de groupe »

par Catherine Peyramond-Broggio pp.96-97

Aujourd'hui consultante, formatrice et coach en Organisation, ma carrière professionnelle s'est construite avec les groupes. Animatrice puis directrice de centre social, j'ai appris à combattre mes peurs, pour structurer mes interventions et permettre aux groupes de produire.


« On ne devrait jamais quitter sa maman ! »

par François Vergonjeanne pp.98-99

Face à un groupe, quelle est ma place ? Le stress avant le lever de rideau, l'angoisse de ne plus savoir son texte, la peur d'être jugé, la fierté qui reprend le dessus et finalement la petite voix qui susurre au fond du scénario : « Je te l'avais bien dit, ta place n'est pas ici… »

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